2018-portugal-5_Agueda-Albergeria a nova

6 septembre

24 km,

heure par heure. .. pour voir.

je suis parti à 8h pile car le petit-déjeuner qui était inclus dans le prix de ma chambre individuelle commencer à 7h30 c’est un peu tard mais j’ai déjeuné comme un prince. pour un supplément modique par rapport à la nuit en chambrée.
Il fait 16 degrés le temps est très légèrement couvert mais moins humide qu’hier. J’ai 2,5km à faire sur la Nationale 1 avant de retrouver le Camino, d’après le conseil donné par nos hôtes pour quitter l’albergue . Je les parcoure en 30 minutes et retrouve le calme dans un village après l’enfer de la circulation matinale ..

Je passe ici près de quelques maisons entièrement recouvertes de céramique bleu très prisée au Portugal . et il y a aussi, à Mourisca do Vega quelques vestiges d’une époque fastueuse .

9h20  pas de nouvelles douleurs ce matin et les anciennes restent supportables. L’ampoule sous mon pied ne s’est pas réveillée : je l’enduit copieusement matin et soir de ma crème Nok et elle semble apprécier

. Le reste du pied, lui, semble se souvenir qu’il est fait pour marcher et me laisse relativement tranquille. Mes genoux émettent parfois quelques protestations discrète mais sans grande conviction pour l’instant et je surveille mes épaules à cause de ce nouveau sac 900 g moins lourd mais moins rigide que mon Deuter et donc le report de charge sur les hanches est moins efficace .
Une de ses bretelles rembourrée fricote d’ailleurs fréquemment avec ma clavicule lorsqu’ arrive le moment de resserrer ma ventrale .

Mais en somme la machine fonctionne assez bien!
Le guide ‘Lepère’ a prévu une étape de seulement 17 km aujourd’hui je le comprends mieux en constatant la longue ascension après Lamas do Vouga vers Serém que j’atteins avant 10h . Le soleil est là aussi: je remets mon chapeau. Mais, au premier Carrefour, une bonne surprise est là: la Casa Leonel, un Café tout neuf où sont déjà quelques pèlerins et randonneurs . J’y retrouve Francisco, un des brésiliens de hier soir, qui me dit que jus d’orange se dit Zuko, ce que je commande aussitôt avec un café . Je réalise que je n’ai pas bu depuis mon départ, mes tendons vont m’en parler.
Sourire des hôtesses, tampon sur ma crédentiale, photos pour le mur de pèlerin et passage aux toilettes…
cette courte halte était particulièrement agréable après 11km.
Peu après mon départ, j’entre dans une immense forêt d’eucalyptus. Décidément les Portugais doivent consommer beaucoup de son huile, mais cependant, le chemin qui la traverse est large et ombragé. Marcher y est agréable et reposant.
Ne comptant pas faire seulement 17 km, je téléphone à la ville suivante 8 km plus loin soit 2h pour m’assurer d’y trouver le repos . Au seul gîte du village on me répond, en anglais, que c’est ok. C’est un souci de moins car il y a moins de gîtes au Portugal qu’en Espagne
11:00. En quittant la forêt je rentre de suite dans le village De Albergaria de Vuelha.

une ecole.

Et puisque j’y pense et que vous êtes là à lire mes fadaises, je voulais redire combien les gens d’ici sont aimables, me saluent, de la main, d’un mot, d’un coup de klaxon ou d’un sourire.

Il fait bon être pèlerin de Compostelle au Portugal et cela aide aussi à soulager le poids du sac.

11:30. une belle place avec tables et commerces me donne envie d’assurer le repas de midi. il est très tôt pour ici mais ils ne savent pas dire non aux marcheurs et chauffent les poêles pour me faire une omelette.
Je nai pas grand faim mais ne voulant pas me charger en nourriture je préfère avoir quelque chose dans l’estomac avant d’attaquer les prochains dénivelés.
Ils ont mis longtemps à la faire et cest un repas complet qui m’arrive : carottes rapées, tomates,salade, oignons, omelette farcie au jambon, frites et riz… vais avoir du mal à monter les côtes!..

Omelette!

12.30 et en effet j’ai du mal à redémarrer! J’ai pris le parti de manger régulièrement sur le chemin pour éviter de perdre trop de poids mais là je me demande ce que je vais faire quand je serai gros…
C’est un handicap pour marcher, à cause de la digestion, mais en ne mangeant pas je cours le risque que mes chaussures arrive sans moi.

Je mets un peu de temps à quitter la ville à cause d’un échangeur routier et me retrouve à nouveau dans la forêt d’eucalyptus où un papillon m’accompagne un moment, me rappelant mon premier départ du Puy, en 2015, où l’un d’entre eux m’avait aussi suivi un moment. Ce sont peut-être les anges gardiens des pèlerins.
Je profite de la forêt pour enlacer un eucalyptus. il paraît que c’est bon de communiquer avec les végétaux.

. Après tout on accepte bien qu’un guérisseur asiatique chasse vos douleurs avec une brochette d’aiguilles alors pourquoi ne pas se lier d’affection avec une racine?
Par chance cette forêt n’en finit pas et je marche à l’ombre à l’heure où le soleil atteint son faîte.
Au carrefour avec une route, une vierge blanche compte les pèlerins qui passent. J’aimerais lui demander pardon mais je ne sais pas de quoi alors je poursuis mon chemin sous le couvert providentiel.
Les pèlerins de ce matin ont tous disparu et je suis seul dans cette forêt. Soit que beaucoup se soient arrêtés à ‘Albergaria a Velha’ , soit qu’ils n’aient pas mangé du tout: j’avais constaté que la plupart avait encore de bonnes réserves à dissoudre.
13:30 c’est sur une immense route droite que je traverse la forêt maintenant.

et apres un long moment de marche somnolente, je réalise soudain que je ne vois plus aucun repère depuis un bout de temps. Un coup d’œil sur l’appli gps me confirme que j’ai dû manquer une bifurcation. Ca ne va pas arranger mon compteur. J’hésite à traverser la forêt au hasard et, en revenant sur mes pas, je finis par retrouver la balise que j’ai manquée.Le chemin  en part et traverse la foret bien plus agréablement que sur  la route, en direction de Albergaria a nova.
J’ai fait environ1 km de plus !
<Rho ça va!> comme dirait GiedRé dans ‘les gens’ .    ( demande à Enola !).
14h :toujours la forêt, toujours l’ombre. Voilà un chemin qu’il est beau!
Un panneau indique un bar pour pèlerin à 1 km, j’en déduis que l’étape n’est pas loin.
14:30 L’auberge est là. Tout mon corps se relâche et mon sac pèse soudain le double.

On m’indique où est le frigo avec les boissons et me montre les chambres. Les formalités accomplies, je vise la sieste avant la lessive mais le Tshirt est trempé : encore un effort.
Cest vrai, jaurai pu faire plus car un panneau indiquant un nouveau gite à 6 km était dans la forêt ( pas dans le guide) mais il faut penser que les chaussettes doivent encore sécher.
Et puis ce nest pas une course. D’ailleurs tous les pèlerins d’hier sont là à 16:00 .. Cest un signe non?

19:30 et puis au moment du festin, nul ne manquait. Heureusement qu’on marche demain!

8 réflexions sur “2018-portugal-5_Agueda-Albergeria a nova”

  1. tu ne perds pas ton sens de l’humour en tout cas.
    Il vaut mieux que tu enlaces les eucalyptus que les
    pèlerines ! J’ai l’impression d’être un peu avec toi sans
    les gouttes de sueur. Me voilà rassurée sur ton appétit,
    la cuisine portuguaise semble bien adaptée mais tu ne
    parles pas du fameux baccalau!
    bisous
    Rosy

    • Le baccalau, je l’ai vu passer mais je me mefie encore.
      Aujourd’hui notre hôte nous a offert le Porto, alors une chose à la fois.
      Si c’était si bon, je suppose qu’on en aurait chez nous, comme les pizzas ou le fish & chips!
      Prudence avec l’exotisme.
      On goûtera bien cela d’ici Compostelle.
      Bises et bon voyage.

  2. Je suis tes pas le soir et je retrouve des images du Portugal connu autrefois avec Alice Guy et Philippe
    Chaque pays devrait être visite et contemplé à sa juste valeur.
    J ai vu un magnifique reportage sur la Turquie récemment . Je n en connais que Istanbul.
    Demain les Rennais arrivent et j essaierai de les regaler comme tu le fais.
    Leo a fait sa rentrée à la maternelle.
    Je t embrasse. Bon chemin. Biz

    • Content de t’entendre Francoise. C’est dommage que tu n’habites pas sur le chemin de Compostelle, je vous verrais plus souvent.
      Courage pour cette rentrée.
      Je vous embrasse.

      • Slt le Marcheur, eh bé t’es courageux je pars pour le Portugal en octobre merci pour ton blog
        boa estrada en portugais…

        • allo Martine. Heireux de t’entendre et d’apprendre que tu vas venir ici. Sûr que ce pays te plaira. a bientôt pour en parler, j’espère.
          Je t’embrasse

  3. Il faudra qu’on parle des chansons de Giédré à ton retour, si elles les chantent à leur maîtresse je serais grillée pour 3 générations : »-D

    • Oui, bien sûr,mais elles auront la connaissance de la nature humaine et du 2eme degré, disciplines nécessaires à leur développement harmonieux. Rassure toi, je garde l’essentiel pour leur majorité.

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