2019-Camino de Madrid_12

Depart 07:20 arrivée : 17:30

km273 à 318 soit 45 km ce jour!!

De Medina de Rioseco à Sentirvas.

En quittant l’hôtel, je constate que le bar Rio sol, en bas de la rue principale, est ouvert et rempli des travailleurs du matin.

Je prends 10 minutes pour un café crème et une part de quatre-quart. C’est donc à 7h35 que je m’éloigne vers le canal de Castille. Il fait moins froid aujourd’hui , 10°, j’ai eu un petit déjeuner, j’ai bien mangé hier, bien dormi cette nuit et le début du chemin le long du canal est tout à fait agréable. On peut dire que ce matin tout va bien. Et surtout, je retrouve ces moments magiques du chemin qui m’ont tant manqués hier dans ma course affamée (>5km/h) vers la Medina de Rioseco .

08:07 photos lever de soleil sur le canal

Retour du plaisir

08:17 idem

Je sais bien que les champs immense du plateaux sont derrière la rangée d’arbres, je me réjouis de ce long passage avec le chant des oiseaux et le bruit de mes pas.

Le chemin est là dans toute sa noblesse et dans ces conditions, je deviens inépuisable. je devrais d’ailleurs ainsi, parfois, parcourir notre Canal du Midi. C’ est une idée que je n’avais pas encore eue, et à laquelle je vais penser.

0840 irrigation

-0900 Santa Pedro

Santa Pedro vestiges

0910 fin du cheminement le long du canal qui tourne à 90 degrés vers l’est autour de l’ancienne paroisse san Pedro

A 2km se profile le village de Tamariz de campos. @09:20

@0940 Tamariz

12 km de plaisir, ce matin. Le vent aussi a bien faiblit, sans avoir disparu. à Tamaris une épicerie mobile mais je n’ai besoin de rien aujourd’hui et un peu plus loin un habitant charmant me dit que le bar n’ouvre qu’à 13h mais que j’en trouverai un à Cuenca, 11km, et m’ indique un chemin, empruntant une petite route longeant le Camino et qui en réduit un peu le trajet.

@ 1005.

Raccourci?

#1013… laplage?

Je redémarre ma playlist sur les chants basques de Anne Etchegoyen. Et je ne tarde pas à sortir une de mes jolis prunes rouges achetées hier.

Ps: elle était mauvaise!! J’ai pris la seconde: excellente. Dur métier, le choix des fruits.

@10:48

Les heures passent, comme les km au rythme de mes pas. On pourrait penser que je m’ennuie, mais dans cet environnement silencieux, vert jaune et bleu, baigné de soleil et plat comme la mer, je n’éprouve pas d’autre envie que d’avancer. Sans hâte, juste avancer vers ma destination, si lointaine qu’elle en est devenue hypothétique. Le vrai but est bien là, sur ce chemin, ici et maintenant, comme je le fais, comme je le vis, en confrontation objective avec moi-même , ma force et mes faiblesses. Cette expérience est si différente de notre quotidien habituel ou ul fait jongler avec le bien, le mal, le goût et les désirs des autres… Être « bien ». ‘Comme il faut’, dans le cadre prescrit. Pas soi-meme, non, juste ‘ comme il faut’, ddans le regard des autres… et je n’y arrive pas toujours … Ici, la question ne se pose pas non je ne m’ennuie pas. !

@1200

Bar à Cuenca

J’entre dans Cuenca de campos. J’aborde un homme qui descend d’un tracteur dans avoir l’air d’un paysan et lui dejeuner si il y a un bar ici pour que je pose consommer quelque chose de chaud, car un français çà a faim à midi, a l’heure fe leur petit déjeuner! Apparemment très content de me rendre service, il m’accompagne en me vantant la qualité de sa ville, dont une belle albergue près de l’église et une nouvelle résidence pour les anciens. Je décline les deux offres et souscrits, dans le bar « a Tata », à une belle part de tortilla avec un café con leche.

Tortillas

Un ami du premier homme arrive et nos parlons de la France où il va parfois: Nantes, Nîmes, Arles. Dans un français hésitant mais assez correct. Et quand je lui dis que je vis près de Montpellier, il s’éclaire en me parlant de la cathedrale St Roch qui serait jumelée de quelque façon que ce soit avec son village. Au moment de régler, il avait payé mon café. Je m’en tire avec 1€60 pour la tortilla (excellente) et de chaleureux remerciements. Je les quitte presque à regrets mais la route m’appelle et m’attire et je prends congé.

La route.

14 15, je rentre dans Villalon de campos. si je trouve une part de tortilla je repars pour 15 km . J’en suis à 27 mais il est tôt, peut mieux faire. une si belle journée. La ville est très belle et sans doute agréable à visiter mais j’ai déjà eu hier quelque chose du même genre.

J’achète une poire et un peu de raisin et je me dirige vers l’auberge suivante à 15 km d’ici. J’espère ne pas le regretter. Il est 13:40 quand je m’éloigne.

Mais en quittant le village, un restaurant interpelle ma conscience et je m’approche tellement que j’y déguste ma première bière du jour, à peine accompagnée d »une belle soupe de lentilles et d’un café .


De plus j’ai pu faire la monnaie avec 50 € ce qui est difficile dans les petits bars.
14h20 repu au-delà de tout espérance je reprends mon chemin pour les 15 kilomètres à venir. Au moins 3h
j’observe quand même que la puissante wifi de l’établissement ne m’a pas permis de mettre mes photos à jour aujourd’hui.
Je sens chaque jour se déliter un peu plus mes relation avec le blog WordPress. Je le sens mal adapté à l’itinérance d’un pèlerin au réseau irrégulier.
Je vais me renseigner sur les pigeons voyageurs.


Le soleil est au sommet de son art et m’explique que ce soir mon tshirt ne pourra pas sécher… je m’arrête donc quelques instants pour mettre le t-shirt à manches courtes et laisser sécher la sueur de l’autre sur le dos de mon sac.
@1505:

même les tournesols courbent la tête. 24°.

A boire!



@1556 Fontioyuelo
déjà la moitié et 15 km. Ici rien! Pas un robinet ni une fontaine pour le pauvre pèlerin qui vient de faire 8 km en plein soleil.
Je m’envoie dun coup la moitie de ma reserve de 50cl, resserre à nouveau ma ventrale et m’engage sur le dernier troncon.

@16:12

tu eres el camino



@16:30 j’aperçois Santevras de Campos à l’horizon, environ 5 km.1h car je marche toujours assez vite d’après AlpinQuest. J’en j’en suis déjà à 40 km aujourd’hui et mes pieds n’ont pas flanché.
Je remercie en silence mes parents pour cette conception irréprochable.
Et plus de 300 km sans la moindre ampoule, merci aussi à Lowa pour ses chaussures si confortables.



17:20 je finis ma bouteille d’eau elle est chaude. encore 15 ou 20 minutes de marche et je serai a l’albergue . Peut-être même, mon linge pourra-t-il sécher ce soir si il y a un étendoir au soleil.
Il est temps que j’arrive car j’ai un coup de soleil sur le mollet gauche qui me tire la peau .

17h30 gagné j’entre à Santervas de campos . Des flèches indiquent un bar et l’albergue.

C’est l’hospitalière qui vient à moi quand J’arrive. J’ai mal un peu partout maintenant et cela doit se voir. Je suis fatigué. 45 km est donc bien au delà de mes capacités normales.

L’albergue est magnifique, comme l’accueil qu’on m’y fait.

2 jeunes sont là et dorment quand j’arrive. Je peux laver et étendre mon linge au soleil. Sauvé !

A 20:30 on mange tous ensemble, avec le couple d’hospitaliers qui ont à peu près mon âge. L’ambiance est agréable. Le repas est bon.

Et c’est un Donativo! On paye ce qu’on veut comme avec Arthuro à Puento Duero. Même organisation de pèlerins.

21:30, je me couche. Il y a la wifi mais mon blog continue à ne pas mettre d’images et me refuser l’accès… je finis par m’endormir sur cet échec.

Mis a jou le 13/09

2 réflexions sur “2019-Camino de Madrid_12”

  1. Eh bien ! 45 km ! Rien que ça ! C’est un pur régal que de te lire, je voyage aussi et je t’imagine cheminant avec ton sac à dos. La tête chemine bien aussi apparemment…
    A demain donc
    Je t’embrasse

    • Oui Marie, c’est ça le Camino. Pas de plan. L’instant présent, dans les pieds et dans la tête.
      BBCEt 10h de marche, hier, cela en fait des moments à apprécier.
      Merci de me lire, à bientôt.

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