2018-Portugal-17_Faramello — Santiago de Compostela

13 km en 3h

et finalement: 400 km en 16 jours

7:00 départ avec Yanna, sans déjeuner à cause du monde déjà présent au bar et dans la nuit noire : Elle m’attends car elle n’a pas de lampe. Il reste une quinzaine de km jusqu’à la cathédrale. Disons 3 h pour moi, mais un peu plus pour elle, d’où notre départ matinal afin d’être à l’heure pour la messe des pèlerins que je n’ai pas vue l’an passé. Et quand on fait quelque chose, on le fait bien, je remets donc mon ouvrage sur l’ établi cette année.

Nous traversons quelques bois et lieu-dits tout en poursuivant l’ascension de la colline qui lui pose quelques problèmes .

à 8h, Le jour se lève et j’éteins ma lampe en sortant du bois. Elle me remercie, m’autorise à repartir à une vitesse qui me convient mieux et me souhaite un ‘buen camino’ que je lui retourne avant de rentrer dans l’agglomération encore clairsemée de la banlieue de Santiago.

le balisage et très pauvre et mal visible pour une ville qui voit passer des pèlerins du monde entier.

8:30. la cafétéria de la « maison de la culture » m’autorise enfin à prendre un petit-déjeuner, mais pour 4,50€! les tarifs augmentent en ville. et la culture à un prix.

je la quitte à 8h45 et à partir de là on traverse une zone récente et luxueuse avant de retourner dans un petit bois: on évite au pèlerin de faire ses derniers km dans la circulation

et pour fêter ça, il se met tomber un brouillard humide, qui, heureusement, disparaît rapidement avec l’arrivée du soleil.

Les balises égrènent le décompte du chemin qui reste, au mètre près et du haut de la colline j’aperçois la ville au loin.

a 09:15, il me reste environ une heure de marche,si Dieu le veut. Mon projet d’arriver pour la messe semble donc se concrétiser et justifie pleinement les 30 km d’hier.

10:00 Gagné, j’arrive devant la cathédrale où le grand cirque touristique est déjà bien entamé.

Je sollicite une jeune randonneuse avenante pour qu’elle me tire le portrait., en échange de quoi je lui rends le même service. C’est quand même pas compliqué, la vie!

Et je gère l’urgence:

1: en déposant mon sac à l’auberge, toute proche, il m’interdirait l’accès a l’église en cette période sensible,

2: en allant récupérer ma Compostella, la preuve de mon parcours mythique, au bureau des pèlerins, 33 calle Carettas, pour ceux qui cherchent encore.

3. envoyer une carte postale au fils de ma nièce, pour qu il ait une bonne note à l’école tout en découvrant que j’existe.

Et là, je suis prêt à affronter l’épreuve du Botafumero.(voir Google)

11:00 après un café-crème préventif, je rentre dans l’église pour y être assis. c’est juste mais je pousse un peu.

12:00 un monde fou a envahi les lieux avant la fermeture des portes.

J’assiste, impuissant, à l’endoctrinement collectif, et en m’endormant parfois, je l’avoue.

 

Pris d’un petit creux, je profite d’une distribution de galettes assez fadasses et inconsistantes par les bénévoles présents, mais qui semblent combler la foule des fidèles et des curieux. puis, les mêmes intervenants prennent des risques inconsidérés en balançant dans les airs un ciboire énorme, fumant et à l’odeur de désinfectant prononcée.

J’avais sans doute pas les codes pour comprendre tout l’intérêt de la célébration, mais le public a eut l’air satisfait, encore que nul n’ait applaudi.

1400h: Entrée chez Casa Manolo, la Mecque du pèlerin, que dans mon guide personnel je classerai dans les ‘à éviter’, après un repas pourtant bon marché, et encore qu’assez copieux, mais sans aucune finesse et dans un bruit pénible.

15:00 sans doute ralenti par l’absence d’activité, je décidais qu’il était temps de reprendre le rythme du pèlerin, celui qui me convient et que l’heure appelait:

‘ un café solo, por favor’ quémandège en étouffant un baillement… avant de reprendre le chemin de l’Albergue qui, dans le cirque touristique ambiant, me paraissait le dernier refuge censé.

Je vous mets quelques images en chemin.

ensuite, installation de draps, lessive, étendage….

et puis début de recherche sur « comment rentrer, en combien de temps, à quel coût…. » Et là, internet, c’est des heures, surtout quand il n’y a pas de solution simple ou abordable.

et le blog, vous y pensez au blog? Je vois bien que non! Mais il faut bien s’en occuper…

Bon 22h, je m’y mets.

à toute !

2 réflexions sur “2018-Portugal-17_Faramello — Santiago de Compostela”

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