2018-Portugal-11_Ponte de Lima – Rubiães

mercredi 12 septembre 2018

19km en 4h10

Départ à 7h50 de l’hôtel Imperio da Norte et je traverse le rio à 8h juste. Ce sera donc l’heure officielle de mon départ.

Temps magnifique et ciel uniformement bleu. Je vois la montagne au loin et j’ai bien peur que ce soit la distraction du jour .

Il fait 18 degrés ce qui est agréable mais un peu juste dans le sous bois pour mes susceptibles cervicales,j’enfile donc ma chèche pour éviter tout conflit.

Apres le passage sous l’autoroute

on se retrouve à nouveau dans la forêt. le chemin s’élève régulièrement maintenant et à 10h près d’une petite chapelle

je prends un café-crème et j’achète une banane. Le chemin est goudronné maintenant et s’élève rapidement donc le rythme baisse beaucoup .

On passe de 50 à 400 mètres aujourd’hui , c’est le premier gros dénivelé depuis mon départ.et je me suis plains pour moins que ça!

Le soleil est déjà implacable. Avec l’Ascension c’est pire. Heureusement, la forêt est toujours là et nous offre de bons moments de répit.

En approchant du col, je double beaucoup de pèlerins. je pense que peu s’imaginaient fournir un tel effort après les journées raisonnables qui ont précédé.

À 11h : grande plateforme rocheuse que j’imagine être enfin le sommet.

1mn plus tard, une roulotte me confirme l’altitude. J’avais donc encore survécu à l’épreuve

et puisque c’est le sommet et que j’ai perdu beaucoup d’eau…. Je m’offre une bière, ils n’ont pas de champagne!

Je pourrais vous dire une orange pressée, mais ce serait un mensonge, et ils n’en avaient pas!

Ensuite, bonheur de la descente, magnifié par les 4 degrés de l’alcool. Patience et attention donc car l’essentiel est d’arriver.

Avec le retour de la forêt, le chemin s’adoucit et je reprends mon rythme de croisière .C’est dans la descente maintenant que je double ceux qui freinent pour soulager leurs genoux.

je passe quelques moment avec une Autrichienne qui apprend le français mais c’est finalement en anglais que nous nous comprendrons le mieux. Mais je reprends rapidement mon chemin solitaire car mon rythme personnel et décidément bien plus rapide. Qu’importe tout le monde se retrouvera, à son heure, au prochain village mais, comme moi, elle était d’accord pour admettre qu’il fallait marcher seul pour vivre pleinement son Chemin.

À 11h40 ,le sentier redevenu plat passe sous une jolie treille.

À 12h10 j’arrive à l’entrée du village.

Encore deux kilomètres d »un petit bout de chemin pavé et je serai dans le centre. Ce ne sont pas les hébergements privés qui manquent ici car de nombreuses pancartes interpellent les pèlerins épuisés.

Je vais cependant essayer de dormir à l’auberge locale afin de rester dans l’esprit du Chemin après cette belle étape et aussi pour compenser un peu l’hôtel d’hier. Au moins y ai-je bien dormi.

12:45

avec le soutien de Kairos, mon dieu préféré, je délaisse pourtant l’albergue municipale en y voyant sa cohorte de va nu-pieds qui attendent l’ouverture.

Continuant vers le bas du village jusqu’à la 2ème albergue, je rentre pour y jeter un coup d’oeil. J’y vois beaucoup de bois et de coussins dans une pièce assez sombre. Idéale pour les punaises! J’allais repartir quand une jeune fille m’annonce que tout est déjà réservé. Je lui cache ma satisfaction. Plus loin, je pousse la grille d’une auberge privée, récente, qui me propose la nuit pour 15€.

J’y consens et m’installe dans une chambre pour 4 très agréable.

Douche immédiate pour ôter mon costume de sueur et à 13:00 je pars vers le snack tout proche.

une soupe, une omelette, bière et café, histoire de me requinquer après cette petite étape de 20 km.

De retour à l’auberge où je suis tjrs seul dans la chambre, je vais laver et étendre mon linge. Ensuite, la montagne, la chaleur et la digestion ont raison de moi et je pars pour un monde tout plat dans 45 mn de sieste profonde.

C’est au réveil que j’écris ces mots, puisque vous faites aussi partie de mon voyage.

5 réflexions sur “2018-Portugal-11_Ponte de Lima – Rubiães”

    • Merci Nicole.
      On n’a dans doute pas la même conception du ‘top’ mais j’apprends à faire abstraction. C’est ça aussi le chemin: se bousculer!
      bises

  1. C’est incroyable ! Tout le monde autour de moi parle du chemin ! C’est une conspiration je crois ! Et de plus, la lecture quotidienne de ton blog fait foumiller mes orteils !
    Ça murit, ça murit…
    A demain Patrice.

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