Voie d’Arles-7

09 sept 2026, je me réveille dans la chambre de l’Hotel ‘la maison du Cassoulet’ à  Castelnaudary. Il est 6:00, il pleut des cordes. Enfin, de l’eau, ça va calmer le soleil.  Je décroche mon linge lavé hier, je range lentement mon sac car je ne pense pas partir sous ce déluge.
     Après le déjeuner, l’averse a nettement faiblit et je prépare la tenue de pluie.  Je suis content que, en quittant la ville, le chemin pris sur la rive gauche cette fois, soit encore macadamisé car cela empêche  un peu les petits gravillons de se coller à  mes semelles et passer sous mes pieds. Il passe encore une ou deux averses dans la matinée, pas de quoi s’arrêter : la pluie n’empêche pas de marcher, elle m’enferme juste parfois sous ma capuche d’où j’écoute un podcast mais qui s’arrête  assez vite par absence de réseau.
Tant pis je reprends le vagabondage mental au rythme de mes pas mais en écoutant quand même les branches des vieux arbres du chemin, la tempete récente en ayant jeté  nombre au sol.
   Avec les années, mon rythme s’est bien ralenti et je progresse autour de 3km/h de moyenne, avec les fréquents arrêts d’observation du chemin, des manipulations d’écluses et autres sauvegardes d’insectes et gastéropodes égarés sur le trajet des vélos.
Peut être est-ce juste l’esprit de ce canal que je suis un des seuls à parcourir en douceur, accompagné parfois de promeneurs locaux avec leur chien.  On rêve bien le long de cet ouvrage impressionnant, loin de l’agitation du monde connecté  à haute vitesse.
       A force d’avancer,  j’atteins le Seuil de Naurouze , point haut (194m) de ce canal d’entre deux mers  que je connaissais sous le nom de ‘ point de partage des eaux’. C’est là que P-P.Riquet a trouvé comment alimenter ce canal en eau dans les deux directions. Donc, désormais, je vais descendre au lieu de monter au rythme des innombrables écluses qui l’empêchent de se vider bêtement au bout des descentes à Sète et Castets-en-Castillon.
   Vers midi, en cherchant le monument à sa mémoire, je trouve un restaurant ‘le pas de Naurouze’ sans rien d’emphatique dans l’apparence qui m’acceuille gentiment pour me restaurer et recharger mon  ☎️ .
   Cet établissement restera un des (très) bons souvenirs de ce chemin. J’y ai consommé un menu du jour gastronomique, (on dit bistronimique chez les Pourcel),   « cuisine sublimée par des produits bio, locaux et de saison »… Je vous conseille de jeter un oeil sur le site  ‘le pas de Naurouze’ pour voir.
  Entrée,  plat, dessert, avec un verre d’excellent rosé de Bessan et un café , je n’ai réglé que 25€ mais j’ai mangé comme sur la place de la Canourgue!
  Ensuite, encore sonné de l’aubaine,  j’ai poursuivi mon périple jusqu’à l’aire de Port Lauragais, retour brutal dans le monde de la vitesse après ce jour de simplicité gracieuse.

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