j3. Estella- los Arcos. 22 km

3eme jour, je me lève confiant!  Dormi, bien, 9h! Un (jeune) australien est bien parti dans la nuit ( Ces gens là sont fous à force de vivre la tête en bas) mais il n’ a fait aucun bruit. Celui de la riviere nous a tous bercés. A 7:00, branle bas de combat: le dejeuner est a 7:30. Copieux, j’en profite tranquillement pendant que la plupart l’expedient pour courir dehors. J’ai bien compris qu’on arrivent tous en même temps quoiqu’il arrive en fonction des rythmes et des arrêts. 

je demarre doucement a 8:15 tout seul et il me semble que la douleur est partie. Je dois admettre apres quelque  temps  qu’elle persiste au genou  gauche. Le droit a compris le ‘deal’.

Je rejoins cependant un compagnon de chambrée, James dit ‘Jim’, 71 ans,

 pour lui demander si cest lui qui a oublié sa serviette dans la chambre (non, c’est l’australien excité), puis nous cheminerons ensemble tout le jour et il me donne un bandage compressif pour mon genou, ayant eu le problème lors de son précédent Camino. (oui, quand on rentre, on attend de pouvoir revenir!).

On a ainsi pris ensemble un café à  Monjardin, ou j’ai fait l’acquisition d’un bâton pour soulager mon pas. Le chemin aujourd’hui etait en pentes plutôt raisonnable dans un paysage assez uniforme et totalement dépourvu de la couleur des fleurs.

Puis un sandwich vers las Cruces.

et notre nuitée à Los Arcos (chambrée de 14…) à l’Albergue « fuente de la casa austria »,

tenue par 2 jeunes un peu zen,

 ou j’ai pu exécuter la routine: laver, se laver, charger, boire une bière et écouter deviser tout un chacun.

Les visages sont connus maintenant apres trois jours de dépassements, de ‘buen Camino’ et de croisements dans les auberges où les plus rapides dejeunent avec les plus lents, le chemin se chargeant de niveler les pèlerins. On me demande en anglais, mais avec des accents d’Italie, d’Espagne, d’Australie, Californie ou Berlin, des nouvelles de mes genoux!…   On fait la même chose ensemble, ça crée des liens.

Puis vers 19:00 tout le monde se dirige vers la place du village, au pied de l’église, seul endroit ou on sert le menu du pèlerin:

seul endroit du village où on sert quelque chose dailleurs car il n’existerait sans doute plus sans le Camino et ce serait dommage tant l’histoire est joliment ecrite dans ses murs et cette eglise qui a elle seule mériterait un pelerinage.

Et puis la soiree va s’épuiser lentement en blogage avant de s’éteindre  dans un repos hypothetique vu le nombre de jeunes italiens présents ce soir… On ne fait pas tous le même chemin!

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