2019-Camino de Madrid_20

519-549 soit 30 km

De Belorado à Cirueña.

07:45 à 15:30

De l’autre côté du miroir

Je suis dans les temps. Enfin, dans les miens.

Lever 6h30, déjeuner de 7h à 7h30, et après départ à 7h45. le déjeuner à Cuatro Cantones est digne d’un hôtel 3 étoiles avec des œufs, des saucisses, du salé et du sucré et en quantité.

Le maître de maison prépare des toasts, remplis les jus de fruits, place les invités… un plaisir!

Sur le chemin, les endroits d’accueil sont importants. Ils font souvent partie des choses qui vont bien malgré la foule qui se presse quotidiennement à leur porte.

On se rend comte que, en plus d’être un métier éprouvant, c’est souvent une profession de foi. Car, de plus en plus, ceux qui s’arrêtent se comportent comme des touristes et non des pèlerins, il faut bien le dire.
Ici à Belorado, je me suis senti bien accueilli, et ne regrette pas d’avoir à nouveau frappé à cette porte.
Rn quittant le village, je fais un détour par l’Église, éteinte mais ouverte puis, toujours à l’affût des flèches jaunes me retrouve sur le chemin, dans l’humidité importante de ce matin brumeux.

Brumeux, je vous dis.
5 minutes avec Geneviève partie des Charentes, près de Cerceville ou vivait maman

Villamayor Del Rio

9h. Soleil en panne. Maintenance?
Enfin, quelques fleurs coriaces.

9h45 j’entre à Castildelgado désert, et pour ne pas en ressortir aussitôt, je pose le sac pour ôter ma veste.. (à tort , l’humidité est tenace).

Castildelgado

10:20 Redecilla del camino

11km, je peux me poser dans ce bar pour un cafe, histoire de refroidir les pneus.

Pause a Cercedilla
Et retour au boulot.
Pépé y nieto!

11:00 au sommet de cette côte, on change de région. Jentre dans la Rioja. Les vignes vont elles remplacer le foin?

Encore un village: Grañon. La rue du chemin est belle,

mais quand on quitte l’axe, comme j’aime à le faire, le decor est différent..

Grañon plage.

Et juste en quittant Grañon, a3mon  » Bonjour! », un jeune garçon réagit : <- Français ?>, nous engageons la conversation.

Nicolas.

Nicolas est d’une famille de pèlerin. Son père a fait le Puy-en-Velay jusqu’à Fisterra en 2 mois.

Lui, est parti de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Sa mère, elle, partie de Arles est allée jusqu’à Sonport par les Pyrénées, et reprend en octobre vers Santiago!

Trois chemins, un même projet: Compostelle ! Et des souvenirs à partager toute l’année.

Sacrée famille !

11:40 : ca y est, le soleil arrive et les couleurs avec lui, enfin.

Oups! 12:00, du haut de cette colline, une ville m’apparaît au loin, que je n’attendais pas. Faut que je demande au gps, j’ai rien préparé aujourd’hui, je me laisse porter par le chemin.

Du haut de cette colline…

C’est Santo Domingo de la calzada..

Aïe, c’est une grande ville on dirait. Va pas falloir traîner sinon je vais perdre le bénéfice des 22 km de chemin que je viens de parcourir, avec ses belles rencontres fugitives et ses échanges souriants.

Un resto et c’est tout! pour ne pas finir transparent.

Place d’España.

Tiens, sur la jolie plaza d’España!

Sans blague, sous prétexte d’apport protéinique, j’ai parfois l’impression de faire un voyage gastronomique. Je passe plus de temps dans les restos que dans les églises. C’est une nourriture moins spirituelle mais St Jacques, perché dans sa cathédrale , ne dit plus rien à se sujet.

Et à 14;00, je quitte la ville pour les champs . Il y aura bien un autre village plus loin.

Quitter la ville.
Cirueña, au loin.

15:30 Cirueña.

L’auberge Victoria est pleine, la pension Casa Victoria ne répond pas, mais l’auberge ‘Virgen de Guadalupe’ m’acceuille et je réalise que c’est là que j’ai dormi il y a deux ans.

Albergue Virgen de guadalupe
Chambre de trois lits.

L’histoire se répète-t-elle donc? Où vivé-je un jour sans fin à Cirueña?

En tous cas, je n’ai pas pris l’option dîner complet dont j’ai quelques souvenirs… juste une petite soupe.

Douche, lavage linge et étendage avant la pluie attendue, repos. Un classique du marcheur, vous savez maintenant ! Puis:…

…Repas commun à 18:30!… Il n’a pas changé Pétrus!

Une tablée multinationale,
Un plat indéfinissable mais consistant.

12 pèlerins : Hongrie, Irlande, Angleterre, italie, un melting pot magnifique où les conversations ont durées jusqu’à 20:00 dans un mélange de langues savoureux, qui aurait duré encore si l’hospitalier ne nous avait pas renvoyé vers nos chambres…

Finalement, jusqu’au bout, encore une belle journée.

Et la pluie promise qui n’arrive qu’à 20:30, quand le linge a eu le temps de sécher…

Un bon jour, je vous dis !

Alors au lit, et à demain.

《Si vous l’voulez bien!》 (Pour les anciens.)

2 réflexions sur “2019-Camino de Madrid_20”

    • Je les retrouve car elles ne sont éphémères que sur le chemin, ce sont celles qu’il a faites dans ton esprit qui sont ineffaçables et que tu confrontes à ton présent…
      ….< Pffft! Des mots tout ça, faut surtout marcher. Il y a plus de pas que de souvenirs.! >
      me susurrent mes semelles.

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