Resolutions

 

            J’attendais peu de 2007, dont le coté impair heurte mon besoin d’équilibre, mais j’espérais qu’elle prendrait le temps de me laisser venir avant de me renvoyer. Et bien non, entre le réveillon, seul au milieu de gens qui m’apprécient sans doute sans qu’aucun ne m’aime réellement, renvoyé par une administration qui ne me considère pas alors que j’attendais qu’elle me libère, et exilé dans une prison dorée pour que je ne puisse geindre quand mon temps libre sera sacrifié sur l’autel de la rentabilité.

            2007 ? Bonne année ?

L’année du changement disent les astres. Peut-on changer de planète ? J’aimerais retourner sur la mienne, celle où j’ai laissé une rose que je garde à l’abri du globe de mes illusions.

          Déjà, 2005 m’avait fait peur. Peur de rester coincé dans une vie que je ne pouvais plus supporter, par faiblesse, par lâcheté. La peur m’a permis de renverser le vase qui n’en n’arrêtait plus de déborder.

2006, de fait, auréolée de promesses, a été une belle année. Celle du renouveau, de la légèreté et de l’espoir. Je lui ai trop demandé, sans doute, je suis impatient, impulsif, c’est ainsi, mais elle m’a souvent écouté et m’a consenti de vrais moments de bonheur. Fallait-il ainsi la terminer, que toutes ses fleurs aient fané. J’ai senti comme elle mourait avec l’automne, et comme je rapetissais en même temps que ses jours s’amenuisaient. Je suis du printemps, c’est vrai.

            Alors je vais hiberner. L’attendre, ce printemps qui réveille les corps et les cœurs, essayer de trouver un rythme lent jusque là, et m’écarter du bord de la falaise.

            Je me souviens du bleu de la piscine, du rouge de la rose, la douceur du sable, la chaleur du soleil. J’ai besoin d’eux, je vais les rechercher. Et puis il y a ce plaisir, enfin libéré, lorsque la musique s’élève et qu’elle est bonne, de se lever et commencer à la suivre, à la vivre, à s’y coller. Pas trop, pas souvent pour que l’habitude ne puisse s’installer, et sans prétention mais continuer à le faire, pour respirer.

Programme pour 2007, donc : Eviter de se déchirer dans ses ronces, respirer ses parfums et progresser vers l’éclaircie, la liberté, pour peu que  ce ne soit pas juste un décor à la Truman show.

Et admettre qu’il n’y aura personne pour m’aider.

 

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